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Du packshot au porté : essayer une pièce sans shooting

Du packshot au porté : essayer une pièce sans shooting

Un showroom qui prête des vêtements aux stylistes vit avec une contrainte : ses pièces se choisissent sur des packshots, à plat sur fond blanc.

Le styliste imagine seul le tombé, le volume et l’allure sur son talent. Un shooting par pièce demande une journée, un mannequin et un photographe, et personne ne le fait pour un catalogue de plusieurs centaines de pièces.

J’ai cherché une réponse avec crispz-klein, l’outil de génération d’images que je développe et que je publie en logiciel libre. Toutes les images de cet article sortent de l’outil : mannequins, vêtements et décors. Aucune personne réelle, aucune pièce du commerce.

Trois images et une phrase

crispz-klein reçoit jusqu’à quatre images et une consigne écrite. La première image donne la pose, le cadrage, le décor et la lumière. La deuxième donne la pièce, en packshot. La dernière donne une tête, quand le casting change de visage. La consigne nomme chaque image et dit ce que l’outil y prend : « la femme de l’image 1 garde sa pose, elle porte la robe de l’image 2, sa tête est celle de la femme de l’image 3 ».

Le rendu garde la démarche, les baskets et l’ombre portée de la photo d’origine. La robe arrive entière : col Claudine, marguerites brodées, boutons nacrés, manches ballon, taille froncée. La tête vient du portrait, frange et taches de rousseur comprises.

Changer le vêtement sans toucher à la personne

Une retouche par IA fait dériver la personne : le visage change, le cadrage glisse d’un rendu à l’autre. Une LoRA de cohérence, un petit module ajouté au modèle, tient la photo d’origine. Sur ce portrait, la ressemblance de la tête avec l’image 1 passe de 0,91 sans elle à 0,98 avec elle, et le sweat change quand même, logo lisible.

Trois réglages font la qualité

  • La LoRA de cohérence, entre 0,6 et 1,0. La pose et le cadrage restent ceux de la photo.
  • Un agrandissement ×2 en fin de chaîne. L’image finale mesure autour de 1650 × 2500 pixels.
  • Un échange de visage en tout dernier. Sur une photo en pied, le visage occupe une centaine de pixels au moment du rendu, et le modèle le redessine plus jeune et plus lisse. L’échange remet les traits du portrait choisi et garde l’expression de la pose.

Les limites

  • Chaque consigne produit quatre propositions en trois minutes et demie environ, sur une seule carte graphique. La longueur d’une jupe ou le volume d’un volant change d’une proposition à l’autre : je garde la meilleure.
  • Un tissu transparent demande une précision dans la consigne (doublure, fond de robe), sinon le rendu laisse voir la peau.
  • Ces images sont des montages. Leur diffusion doit le signaler, et une personne réelle doit donner son accord avant d’apparaître dans un montage.

Pour les boutiques et les showrooms

Trois usages sortent de ces essais :

  1. Des visuels portés pour les fiches produits, à partir des packshots existants, dans le style de photo de la marque.
  2. Un aperçu pour les stylistes, qui voient la pièce sur la photo de leur talent avant de l’emprunter.
  3. Des moodboards de casting, où la même pièce passe sur plusieurs silhouettes en une heure.

Vous gérez une boutique, une marque ou un showroom et vous voulez voir vos pièces portées ? Écrivez-moi : je fais un essai sur quelques pièces de votre catalogue.

crispz-klein est libre et documenté sur GitHub, méthode d’essayage comprise (Try-on and casting).


Images générées par crispz-klein (modèle FLUX.2 klein 9B). Aucune personne réelle, aucun vêtement du commerce.

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